ASILAH & LA "CÔTE SAUVAGE"

Joie de retrouver les routes Marocaines, qui, autour de Tanger sont mieux entretenues que les routes Monégasques. Jardins luxuriants, maisons d'architectes, collines verdoyantes. Welcome to Beverly Hills. Nous nous arrêtons déjeuner au Cap Spartel, dans un hôtel pour Qataris très ostentatoire  mais possédant une vue sur la mer à couper le souffle ! 3h30 plus tard nous arrivons enfin à sortir de table tant le service est lent. Mais on s'est délectés de la vue à 360 sur la Méditerranée, Gibraltar en droite ligne, et les grottes d'Hercule à notre droite. Si vous vous y arrêtez privilégiez un verre de rosé en terrasse à un déjeuner ! 

Hôtel Le Mirage

Pressés de découvrir Asilah dont on nous avait tant parlé et d'arriver pour le coucher de soleil dans notre refuge sauvage nous roulons une demie heure avant d'apercevoir une place a quelques pas de la médina. Relents d'Azzmour ou d'El Jadida mâtiné de station balnéaire italienne... Nous débarquons dans cette petite Médina où nous reviendrons sans tarder ! Streetart à foison, atmosphère détendue, air marin, rue d'une propreté incroyable, petites galeries surprenantes. À Asilah tout est joli. Au détour d'une rue, un tapis splendide pend au fond d'une impasse. Je touche, je rentre, des milliers de pièces sublimes. Des prix élevés mais une qualité remarquable, nous n'acheterons pas par manque de temps, mais les contacts sont pris ! 

Après cette balade de deux heures dans cette petite ville au charme fou, nous revoilà partis vers un endroit sans adresse. Après une petite heure de route nous obliquons - ce qui nous semble logique sur une piste cahoteuse. 7 km de trous et de bosses plus tard nous arrivons à la plage de Sidi M'ghayet ou on nous indique un parking et où l'on nous conseille d'attendre la marée pour pouvoir passer les rochers et atteindre en 45 mn de marche notre destination finale. Conclu par "dommage que vous n'ayez pas pris la bonne piste". Paresseux... Nous repartons en arrière, bien décidés à trouver le bon embranchement. Quelques culs de sacs plus tard nous tentons une piste "qui sent meilleur que les autres"... 13 km de piste superbe nous emmènent au lieu dit Mounir, une paillote au bord d'une plage sauvage pour 24h de Robinsonade en amoureux ou nous exerçons notre activité favorite, regarder la mer d'un promontoir sans rien faire d'autre que se blottir.

Réveil paradisiaque que même la douche froide et les chiottes a la turque ne gâchent pas. Plage immense et déserte, lumières froides du matin. Même le petit dej est top. Un jus frais, des Brirs, du miel et des fruits. On lézarde un peu, on se remplit la tête et les yeux, on se jure qu'on reviendra une semaine avec notre baby et on repart à l'aventure vers Fès.

Marie Cargill